Voila 3 ans que Laurent VIDAL est décédé.
 
Triathlète professionnel mais aussi personnage marquant de la sphère mondiale.
 
Son palmarès est long comme le bras : 5ème des Jeux-Olympiques de Londres en 2012, multiple champion de France avec de nombreuses 2 ou 3èmes places en Coupe du Monde et WTS (World Triathlon Series,).
 
Il disait le 17 juin 2014 sur son site :

 » Chacun bâti son être, sa personnalité un peu comme une maison. Il y en a qui ont des cabanons,

d’autre des «baraquettes», d’autres encore des villas ou des domaines où on reçoit les amis.
 
Moi, je voulais me construire un truc grand. Une cathédrale. C’était mon projet. Trop dur, trop long, impossible pour beaucoup.
 
Au prix d’efforts, que peu peuvent comprendre, en trente ans, je me la suis construite. Pour les grands événements, les grandes messes, les couronnements, les jeux olympiques.
 
Un bâtiment taillé dans la persévérance, dans la passion, façonné par la sueur mais encore inachevé à
mon gout. Quand on est perfectionniste(…).
 
J’ai eu un problème électrique! Trop de spots? Surtension? En tout les cas, un incendie.
 
Mon frère (pompier) me dirait que les feux d’origine électrique sont les plus dur à maîtriser.
 
Les pompiers sont intervenus, bien, très bien même et l’incendie est circonscrit sans aucun dégât apparent.
 
Les experts (médecins) ont préservé la structure, mais les causes sont encore à déterminer. Le coeur est sain, déjà une bonne nouvelle.
 
Mon bâtiment est solide et a traversé bien des péripéties. Aujourd’hui, il est encore trop tôt pour dire ce que je pourrai en faire. Il faut du temps et je le prendrai.
 
Je n’imagine pas qu’il puisse rester vide. La structure est là, solide, je suis certain qu’elle servira. Il y a trop de passion et de sincérité dans ce chantier pour qu’il se décourage, laisse tomber.
 
Pour l’heure, je façonne le projet d’autres athlètes pour les aider à construire la maison de leur rêve.
 
La mienne est en suspens mais je l’entretiens, une activité physique quotidienne me rappelle les cloches qui ont sonné lors des grandes occasions. »
 
Laurent c’est l’idole tant appréciée qui m’a fait rêver dans ma jeunesse, fer de lance d’une belle équipe de France pleine de talent.
 
Je suis encore ému, choqué, attristé par ce grand frère modèle perdu à qui on voulait tous ressembler.
 
Ma maison se construit d’année en année dans l’effort, la sueur mais aussi la passion, l’émotion, le bonheur et l’Amour…je continuerai à la faire évoluer encore et encore.
 
Après les émotions, ses paroles raisonnent souvent dans ma tête et j’espère qu’elles seront aussi inspirantes pour vous qu’elles l’ont été pour moi.
 
« Requiescat in pace » Laurent comme disent les anglais.